Gironde Music Box : « Retour sur la journée régionale de l’inventivité en bibliothèque » par Catherine Lefort (Revue en ligne d’ECLA)

Le 8 septembre dernier, l’agence régionale Écla, accompagnée de ses partenaires, a organisé la 2e Journée régionale de l’inventivité en bibliothèque, dans la nouvelle médiathèque Louis Aragon de Boulazac en Dordogne. Retour en images sur cette journée et synthèse par Raphaëlle Bats.

Cette 2e édition a accueilli 19 bibliothécaires de la Région Nouvelle-Aquitaine accompagnées de leurs élus, qui ont présenté des expériences et des services relevant d’une démarche inventive. Le thème qui a émergé est la co-construction et les démarches participatives.
Ces 19 dispositifs inventifs ont fait l’objet d’une exposition d’affiches – une affiche par expérience – et parmi eux, 12 ont été présentés oralement par les bibliothécaires.
La Journée de l’inventivité est une invitation à découvrir et expérimenter de nouvelles relations et de nouveaux services aux publics, dans le cadre de partenariats diversifiés, pour un accès plus partagé à la culture et à la connaissance.
Organisée une fois par an par Écla en collaboration avec le Centre régional du Livre en Limousin et le Centre du Livre et de la Lecture en Poitou-Charentes, et conçue par un groupe de travail constitué d’une quinzaine de responsables de bibliothèques territoriales de la Nouvelle-Aquitaine, l’objectif de ces rencontres est d’ouvrir la concertation à toutes les structures, quelle que soit leur taille, afin de dynamiser le réseau des bibliothèques et d’étendre l’information et la professionnalisation des acteurs de la lecture publique sur tout le territoire régional.

Pour en savoir plus…

Journée régionale de l’inventivité en bibliothèque, le 08 septembre 2016

L’agence régionale Écla organise le jeudi 8 septembre 2016, la deuxième « Journée régionale de l’inventivité en bibliothèque », dans la nouvelle médiathèque de Boulazac en Dordogne.
La Journée régionale de l’inventivité en bibliothèque  est conçue par un groupe de travail formé d’une quinzaine de directrices et de directeurs de bibliothèques territoriales de la Nouvelle Aquitaine.

La Journée de l’inventivité  se veut une invitation à découvrir et expérimenter de nouvelles relations et de nouveaux services aux publics, dans le cadre de partenariats diversifiés, pour un accès plus partagé à la culture et à la connaissance.

En 2015, pour sa première édition, la Journée régionale de l’inventivité en bibliothèque  avait rassemblé avec succès plus de 180 bibliothécaires et élus aquitains dans la nouvelle médiathèque d’Aire-sur-l’Adour.

Le 8 septembre 2016, 19 bibliothèques de la Région Nouvelle Aquitaine présenteront des expériences ou des démarches collaboratives ou participatives, où transversalité entre services d’une même collectivité, nouveaux médias et l’ancrage dans le territoire, le patrimoine ou le quotidien des usagers trouvent naturellement leur place à la médiathèque :
Angoulême (16), Bordeaux (33), Boulazac (24), Branne (33), Coursac (24), Gradignan (33), Haux (33), Lormont (33), Marsac-sur-Isle (24), Mont-de-Marsan (40), Mugron (40), Nexon (87), Oloron-Sainte-Marie (64), Pau (64), Poitiers (86), Saint-Maixent l’Ecole (79) et Saint-Médard-en-Jalles (33).

Les communes de Blasimon (33) et de Gujan-Mestras (33) viendront témoigner de l’impact de la journée 2015 sur leurs projets de développement.

http://ecla.aquitaine.fr/var/ezflow_site/storage/original/application/708e865d3515128ccbdad2c82ea555e7.docx

http://ecla.aquitaine.fr/var/ezflow_site/storage/original/application/e0f254ca79afc649ce628a997140ae10.docx

 

Synthèse des Rencontres Nationales des Bibliothécaires Musicaux, Clermont-Ferrand 14-15 mars 2016

Vous trouverez dans cet article les enregistrements, diaporamas et compte-rendus des Rencontres Nationales des Bibliothécaires Musicaux qui se sont déroulées les 14 et 15 mars 2016 à Clermont-Ferrand (article connexe Programme des Rencontres Nationales des Bibliothécaires Musicaux 2016 | Clermont-Ferrand). Tous ces documents seront annexés progressivement, à mesure que nous les recevons.

lien vers l’article

Causerie numérique # 12 : Projets collaboratifs et outils numériques autour de la musique en bibliothèque (organisée par l’agence ECLA)

La douzième rencontre du cycle des Causeries numériques a eu lieu le vendredi 29 janvier dans la médiathèque Les Allées à Pau. Retrouvez ci-après la synthèse des échanges, avec des liens vers les retranscriptions plus complètes, ainsi que les contacts des participants.

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Programme (à télécharger) :

Sujets abordés : ressources numériques sur la musique, gratuites et payantes, borne Doob, outil de recommandation en ligne, mise en ligne de contenus par les médiathèques, plateforme CVS, MusicBox, valorisation de groupe locaux…
Avec les interventions de Réni Sabathier et Sophie Lamblin (réseau de Pau-Pyrénées), Marion Sibers (BM de Biarritz), Nicolas Clément (BM de Bordeaux et BiMudAq) et François Pero (BM de Gradignan et BiMudAq).

Synthèse des échanges (à télécharger)

Causerie numérique # 11 : la culture du Libre (Organisée par l’agence ECLA)

La onzième rencontre des Causeries numériques a eu lieu le jeudi 25 juin 2015 à la médiathèque de Nérac. Retrouvez ci-après le programme, les contacts des participants et la retranscription des échanges.

Ecla - logo
Sujets abordés : la propriété intellectuelle, les licences libres, le copyleft, le projet Ziklibrenbib et la musique libre, les logiciels libres, les ateliers multimédias, Linux, les BiblioBox, les partenariats…

Programme à télécharger

Avec les interventions de Cédric Favre (AEC), Philippe Feuillard (BDP 33), François Pero (BM de Gradignan), Walid Hanna (BM du Taillan-Médoc), Lisa Ferrer (BBM du Réolais en Sud Gironde), Lydie Bisauta (BM de Boé) et Jean-Sébastien Grelier (association Agenux).

compte rendu à télécharger

 

Journée Musique en bibliothèque à Gradignan, le 21 mai 2015

Suite à l’enquête relative à la musique dans les médiathèques d’Aquitaine, Écla Aquitaine convie les bibliothèques à la restitution des conclusions de cet état des lieux, le jeudi 21 mai 2015 à partir de 10h à la médiathèque de Gradignan.

Ce rendez-vous sera l’occasion d’échanger sur la place de la musique en bibliothèque et de nous faire part de vos suggestions à ce sujet.

Pour ceux qui souhaiteraient poursuivre la discussion, nous vous informons que le réseau des Bibliothécaires Musicaux d’Aquitaine (BiMuDaq) se réunira l’après-midi même à la médiathèque, pour évoquer le projet de la Gironde Music box.

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Programme :

10h : Accueil des participants

10h30 : Mot d’accueil

11h : Présentation des résultats de l’enquête « La musique dans les bibliothèques d’Aquitaine » par l’agence Écla Aquitaine

Musique en bibliothèque : état des lieux en Aquitaine (à télécharger)

Musique en bibliothèque : état des lieux en Aquitaine – synthèse (à télécharger)

11h45 : Echanges avec la salle

13h : Buffet dans la médiathèque

A l’initiative du réseau BiMuDaq :
14h30-16h30 : Réunion des Bibliothécaires Musicaux d’Aquitaine (BIMUDAQ) – Présentation et échanges sur le projet Gironde Musicbox

La réunion est ouverte à tous les participants de la matinée.

Pour toute information complémentaire, contacter Hélène Labussière : helene.labussiere@ecla.aquitaine.fr

ou 05 47 50 10 29

Ecla - logo

Rencontres Nationales des Bibliothécaires Nationaux (R.N.B.M.) à Bordeaux et Mérignac : les Publics (Mars 2013)

R.N.B.M. 2013

Les enregistrements des rencontres nationales des discothécaires 2013 qui ont eu lieu à Bordeaux et Mérignac en mars 2013 ont été mis en ligne :

http://www.acim.asso.fr/2013/04/enregistrements-des-rencontres-nationales-des-bibliothecaires-musicaux-2013/

 

 

Rencontres Nationales des Bibliothécaires musicaux 2013

Rencontres Nationales des Bibliothécaires musicaux 2013

25 mars 2013 | Mérignac

26 mars 2013 | Bordeaux

Les Publics

 

Lundi 25 mars | Mérignac

9h – 9 h 45 : Accueil des participants

10h : Conférence introductive

François Ribac : Compositeur de théâtre musical et sociologue, maître de conférences à l’Université de Dijon, qui s’intéresse aux techniques de reproduction et de représentation de la musique, aux relations entre les sciences et les arts du spectacle, à l’expertise -profane ou professionnelle- culturelle, aux usages des nouvelles technologies, aux relations entre le rock et le cinéma, à la dimension territoriale des phénomènes culturels.

Plus d’informations : http://www.irma.asso.fr/Francois-Ribac

11h – 12h30 : Assemblée Générale de l’ACIM (ouverte aux non-adhérents) avec renouvellement du bureau du C.A.

14h – 14h30 : Poster Session – Episode 1

14h 30 – 17 h : Ateliers

De deux à quatre comptes-rendus d’expériences sans diaporama et sans support technique servent de base aux échanges et partages entre participants. Les différents intervenants et axes de débats seront publiés ultérieurement. Quatre thèmes au choix vous sont proposés :

1. Les Adolescents

1 – Compte-rendu du travail mené par les étudiants de l’I.U.T. de BordeauxIII autour de 3 thèmes :

  •  la bibliothèque idéale des adolescents
  •  la bibliothèque musicale idéale des adolescents musiciens
  •  les pratiques numériques des adolescents en bibliothèque

Les trois projets sont « supervisés » en partenariat avec l’I.U.T. par Nicolas Clément et Sylvette Peignon

2 – Johann Brun (directeur adjoint de la BM de Lormont)

Johann Brun nous fera part de son expérience auprès des adolescents.

3 – La Rock School Barbey : Daniel Marrouat (directeur pédagogique)

Présentation de la Rock School barbey  (approche pédagogique originale) et les actions en direction des ados (Bus, tremplins rock)

4 – Cédric Bernard de l’association « Effort de conscience »

Cédric Bernard mène différentes actions auprès des adolescents en partenariat avec différentes bibliothèques et en particulier celle de Mérignac

2. Musique sociale : Quelles interactions à l’heure des médias sociaux ?(Cliquer pour plus de détails)

Présentation : Nicolas Blondeau (bibliothécaire, blogueur – Mediamus -)http://mediamus.blogspot.fr/

Intervenants : Guillaume Boutin (fondateur de SensCritique)http://www.senscritique.com/, Antoine Cirou (fondateur de Mupiz)http://www.mupiz.com/

Les nouveaux médias sociaux favorisent aujourd’hui la création de contenus ainsi que l’interaction, la collaboration, et le commentaire. Chacun partage sa musique sur les plateformes de streaming (Spotify, Deezer, Youtube) et les réseaux sociaux (Facebook, Twitter). Les amateurs de musique cataloguent leur discothèque en ligne et profitent des recommandations des autres membres (Sens Critique, Rate your music). Les artistes et les musiciens échangent directement avec leurs publics et rencontrent d’autres musiciens (Bandcamp, Soundcloud, Mupiz).

L’atelier se donne le temps d’une réflexion sur les nouvelles pratiques de la musique à l’heure des médias sociaux. Si la musique est un élément important de nos identités numériques, qu’en est-il du partage, de l’échange, de la discussion sur les réseaux ? Ces outils favorisent-ils la recommandation, la construction d’une culture musicale ?

Et la bibliothèque ? A-t-elle les moyens et la volonté de participer à ce mouvement ? Le bibliothécaire musical doit-il devenir un manageur de communauté pour continuer sa mission de passeur de musique ?

 3. Favoriser et accueillir les pratiques amateurs  
  1. Marie-Hélène Saphore (bibliothèque municipale d’Anglet) détaillera les initiatives organisées comme le chant choral, avec captation et dépôt sur la borne Automazic ou la mise en place d’heures musicales en partenariat avec le Conservatoire.
  2. Antoine Viry (médiathèque de Pacé), co-fondateur dehttp://www.ziklibrenbib.fr/, viendra présenter son travail avec les amateurs, comme la journée de création musicale expliquée sur le portail de la bibliothèque : http://www.mediatheque-pace.fr/mediatheque-pace.fr/
  3. Frédéric Fauré, directeur de l’école de musique de Gradignan, qui nous expliquera les actions communes médiathèque de Gradignan/Ecole de musique dans le cadre de l’atelier des « pratiques amateurs » (cours décentralisés, accueils de Masterclass, auditions publiques, ciné-concerts, partothèques, mise à disposition d’instruments …)

4. Publics hors les murs  

1 – Hélène Rio (Chargée de mission Lecture publique et Culture Justice)

écla – écrit cinéma livre audiovisuel ( http://ecla.aquitaine.fr )

2 – Patrick Duval (Association Musique de Nuit et directeur artistique du Rocher de Palmer): Musique de Nuit (pôle de ressources jazz et musique du monde) mène des projets comme les siestes musicales, les workshop & ateliers en quartiers difficiles, les concerts chez l’habitant.

3 – Maxime Morcelet (Association « Allez les filles« )

Pour leur expérience de musique dans les trams bordelais le jeudi soir et les concerts « boxe and soul » qu’ils mettent en place l’été sur les quais bordelais.

4 –  Didier Estebe du Krakatoa :

Le représentant du Krakatoa (salle de spectacle sur Mérignac) viendrait nous parler de son expérimentation de musique hors les murs et en particulier à l’hôpital. Le Krakatoa mène différentes actions en partenariat avec la médiathèque.

 

17h – 18h : Poster Session – Episode 2 et/ou visite de la Médiathèque de Mérignac

20h : Soirée / Diner / Concert – L’ACIM invite ! Cliquer pour plus d’informations

 

Mardi 26 mars | Bordeaux

9h – 10h30 : Poster Session – Episode 3 et/ou visite de la Bibliothèque Mériadeck

10h30 – 12h : Poster Session – Episode 4 et/ou Zone Libre (Forum d’échanges)

Zone Libre : Forme courte à partir de questions présélectionnées via le formulaire d’inscription avec cadre explicatif du choix. L’ensemble des questions sera communiqué en ligne et/ou pendant les rencontres (affichage) pour témoigner des préoccupations professionnelles du moments. Les question plus complexe pourront servir de base à de prochaines tables-rondes. Ce temps d’échange en commun bénéficiera d’une enquête de satisfaction à posteriori.

14h – 15h30 : Table Ronde « Le crowdfunding«

Virginie Berger est la fondatrice de DBTH l’Agence (http://www.dbth.fr), agence spécialisée en stratégie et développement pour les artistes, industries culturelles et créatives et les technologies emergentes. Egalement directrice de la publication de Don’t believe the Hype, son site spécialisé en marketing musical. Elle est aussi l’auteur du livre sur « Musique et stratégies numériques » publié à l’Irma.

Kronem, artiste Do It Yourself dans une tradition novatrice, claque ses accords et sa voix éraillée depuis quelques années déjà. Il viendra nous présenter sa démarche artistique, mais également son parti pris quant à la création, la diffusion et la médiatisation de son univers.

Pour découvrir sa musique : http://kronem.net/

Professionnel  du marketing et de la distribution ayant occupé différents postes à  responsabilité dans divers grands groupes internationaux (EMI Music France, Warner Music France Mercury, Universal Music France, etc …), Michel de Souza, fondateur de MDS Conseils sera également présent lors de cette table ronde.

 

Vincent Ricordeau, fondateur deKissKissBankBank, participera également à cette Table Ronde pour nous expliquer le fonctionnement de son site de crowdfunding.

 

 

 

15h30 – 16h : Synthèse et conclusion par Gilles Rettel, MSAI.

Journée professionnelle Musique et bibliothèques : nouveaux enjeux, nouvelles pratiques, Médiathèque de Lormont (Jeudi 5 avril 2012)

Le 5 avril, ÉCLA Aquitaine et l’IUT Métiers du livre ont organisé leur journée professionnelle annuelle destinée aux professionnels des bibliothèques et de la culture, et aux étudiants de l’IUT, filière bibliothèques à la Médiathèque de Lormont

mediathèque lormont

Cette année, c’est la place et l’avenir de la musique en bibliothèque qui a été questionnée. Écoute en ligne, bornes de téléchargement, prêt de musique numérique, cette journée a été l’occasion de faire le point sur les divers services innovants qui émergent aujourd’hui, mais aussi d’aborder la question de la place des bibliothèques par rapport aux acteurs locaux de la musique, labels, salles et artistes.

                         Ecla - logo iut logo

 Intervention Nicolas CLEMENT (membre du CA de l’ACIM, représentant des BiMudAQ) autour du manifeste de l’ACIM : « La musique a toute sa place en bibliothèque »

Pourquoi un manifeste ?

http://www.acim.asso.fr/2011/06/la-musique-a-toute-sa-place-en-bibliotheque/

Ces dernières années, le monde des bibliothèques a vu fleurir un discours hâtif et réducteur sur la fin programmée de la musique enregistrée (disparition programmée avec la concurrence d’Internet, soi-disant désaffection des publics pour le(s) support(s)). Au point où certains chefs d’établissements ou certains élus se sont refusés d’ouvrir ou de moderniser leur établissement en implantant de la musique.

Au risque de faire disparaitre purement et simplement la musique au sein du service public.

Initiatives isolées auxquelles le public fréquentant ces établissements a réagi vivement en soulignant sa désapprobation.

Il me semble important de porter à votre connaissance un certain nombre de faits qui expliquent ou éclaireront votre jugement sur les conditions d’implantation de la musique en bibliothèque, de son rayonnement jusqu’aux menaces et défis que devront relever les bibliothèques afin de continuer à faire vivre la musique sous toutes ses formes au sein du service public.

Le décor : mise en perspective des données chiffrées :

Livres hebdo daté du 06 janvier 2012 souligne dans son bilan de l’année écoulée que 2011 aura été l’année du « troisième lieu », que les bibliothèques françaises affrontent les difficultés financières (baisse de 10 à 30% des budgets de fonctionnement un peu partout, tassement des inscriptions et des prêts) la concurrence d’Internet et des nouvelles technologies en proposant de nouveaux services comme l’inscription en ligne, l’élargissement des horaires d’ouverture y compris le dimanche, l’installation de la wifi, le prêt illimité et en privilégiant l’accueil et la convivialité (attente des usagers).

1256 médiathèques sur 4170 possèdent des fonds musicaux.

En 2008, on recense 8,5 millions de CD qui représentent 13,1%des prêts voir plus de 20% à 30% pour les communes au-delà de 100 000 habitants.

Musique et bibliothèque : données à prendre en compte :

Le prêt des documents sonores : pas de droit de prêt ! Tolérance de fait des éditeurs et producteurs phonographiques.

Le prêt des documents audiovisuels et multimédias : soumis à négociation avec les producteurs soit directement soit via des fournisseurs spécialisés. Coût élevé.

La consultation de tous les documents audiovisuels n’est pas possible sans autorisation des producteurs ou de la SACEM pour la musique.

Pas de base discographique mondiale : à travers le monde, des milliers de disques sont publiés chaque mois. Pose la question des fournisseurs et de l’accès au document.

Reproduction des contenus : très encadré et limité.

Pas de reproduction même partielle sans autorisation des droits du document. Sommes exclus du droit à la copie privée en tant qu’établissement privé.

La reprographie des partitions doit passer par une convention avec la SAEM (société des éditeurs et auteurs de musique).

L’exécution publique est soumise à autorisation : aucun des établissements publics n’échappe à l’autorisation de la SACEM pour l’organisation d’un concert ou d’une animation musicale qui est une représentation publique.

La diffusion publique de musique enregistrée : signature obligatoire d’un contrat général de représentation avec la SACEM.

La place de la musique dans les bibliothèques :

Le contexte historique et le triomphe d’un modèle de bibliothèque :

Si la place de la musique en bibliothèque n’est pas récente dans un contexte où l’imprimé est roi (on dénombre des fonds d’imprimés et de partitions, des 78 tours dans les fonds patrimoniaux) il faudra attendre l’avènement du microsillon pour voir se constituer des collections musicales d’une certaine ampleur.

Les années 1960, 1970 et 1980 sont les années « microsillon », époque où l’on venait à la bibliothèque avec sa pointe de lecture et où le bibliothécaire vérifiait inlassablement les 2 faces d’un même disque pour en vérifier les rayures éventuelles.

La musique en bibliothèque de prêt gagne petit à petit sa place dans un contexte marchand où les musiques populaires ou musiques amplifiées triomphent (le rock, la pop, les musiques afro américaines, le reggae, les musiques électroniques), où le réseau des disquaires indépendants reste l’unique lieu où l’on trouve de la musique (hormis la radio et les concerts).

Les années 1980 sont des années où triomphent le modèle des médiathèques sous l’effet des lois de décentralisation (modernisation des BM et création des BDP qui participent au maillage du réseau de dépôt des œuvres sur le territoire français), où triomphent un nouveau support (le compact disc numérique) perçu comme plus maniable et au conditionnement plus avantageux que le vinyle et qui permettrait la redécouverte de toutes les œuvres enregistrées (phénomène économique sans égal qui verra les publics racheter toute leur discothèque), où les GSA et les GSS se partagent la part du gâteau modélisant l’offre culturelle : il faut rappeler que la filière du disque ne bénéficie pas d’une loi sur le prix du disque qui aurait pu maintenir un réseau de disquaire indépendant à flot comme pour la librairie.

C’est l’heure de gloire de la bibliothèque de prêt qui reposait sur une attractivité sans pareille des collections fraichement constituées autour d’un support hyper attractif, le CD (et partant l’élimination quasi systématique d’un fond analogique exceptionnel, le vinyle)…  : la bibliothèque musicale comme réservoir de musique enregistrée (telle fut le modèle voulu et désirer par nos pairs et par les publics).

Ce modèle triomphant de bibliothèque de prêt autour d’un support quasi unique (le CD) a imprimé dans l’esprit des professionnels et des publics l’idée que la musique se réduirait à l’expression d’une consommation de biens culturels. Et partant que la musique (plus directe et moins discursive) serait de l’ordre du divertissement (au même titre que le cinéma). Dans cette logique de supports (et non plus de contenus), les bibliothèques ont cru logique de faire se rapprocher des services aussi différent que le cinéma et la musique…

Pour illustrer ce propos qui tend à prouver que les publics furent attirer pendant très longtemps par une offre de supports traditionnels, une enquête menée par la Médiathèque musicale de la ville de paris et publiée en 2000 révèle que les publics jugent de la qualité des services offertes en bibliothèque musicale par la variété et la richesse des collections de documents sonores (bien loin devant les autres offres de services comme l’accès aux nouvelles technologies (enquête de la Médiathèque musicale de Paris décembre 2000).

Ce modèle de prêt quasi exclusif vieux de quatre décennies ne pouvait que perdurer…

Même sil n’est pas totalement harmonieux, le développement de la musique en bibliothèque participe toutefois à l’entreprise de démocratisation culturelle (du néophyte au connaisseur) et a favorisé au développement de la culture musicale à l’aide d’une offre documentaire élargie, encyclopédique dont le support roi reste malgré tout le CD. (2ème support le plus prêté en bibliothèque).

Avec certes des taux de rotation en baisse mais toutefois bien plus important que pour l’imprimé (3 à 4 pour le livre, 7 à 10 pour le CD), la musique enregistrée reste un levier important de valorisation des médiathèques au point où l’on pourrait dire comme Xavier Gallup (Président de l’ACIM) « qu’il n’y a pas assez de musique en bibliothèque » (9 millions de documents sonores et une offre musicale pas assez diversifiée).

Prendre en compte les nouveaux modes de diffusion de la musique pour penser la bibliothèque musicale autrement :

La musique est aujourd’hui une pratique culturelle majeure de nos sociétés. Elle a envahit toutes les sphères de la vie sociale. Elle est tout à la fois pratique musicale, musique vivante, écoute musicale. Reproductible et dématérialisée, on l’emporte avec nous. Elle devient la compagne de nos humeurs, de nos envies, sorte de fond sonore à force d’être partout et nulle part malléable à souhait, modifiant durablement le niveau d’attention lors de l’écoute.

Car ce qui a changé avec l’arrivée de l’informatique et de l’Internet c’est une révolution qui a introduit de nouveaux rapports à la musique, de nouveaux comportements dans les modes de consommation de musique enregistrée dont on mesure aujourd’hui les conséquences.

Révolution numérique : de part la possibilité offerte par l’informatique de dématérialiser et reproduire à l’envie les supports sur des unités de stockage très importantes ou en écoute et téléchargement sur Internet

Révolution technico-culturelle : la notion d’œuvre est bouleversée. Le rapport aux contenus change lui aussi : les œuvres ne sont plus perçues comme produits d’une époque ou inscrits dans un long processus musical. Ils ont une vie et légitimité propre.

Avec la reproductibilité des œuvres à l’infini, l’échange de pair à pair, on voit apparaitre un monde où l’expression d’une culture légitime, reconnue se propage mais de manière parcellaire, diffuse sur Internet. Chacun devient prescripteur. La musique est comme saucissonnée, éclatée. Le rapport au temps et à l’espace est donc modifié et modifie en retour notre relation à l’objet : nous sommes dans une relecture sans fin du passé comme futur indépassable.

Pour autant, les jeunes générations qu’on dit rétives à toute catégorisation font pourtant preuve d’un intérêt étonnant pour la musique et développe un vrai sens musical : comme le souligne une étude du Ministère de la Culture menée par Sylvie Octobre et Nathalie Berthomier « l’enfance des loisirs » (juin 2011) : « malgré l’omniprésence médiatique de certains titres ou artistes, les enfants font preuve du développement d’une compétence musicale croissante. Les années passant, une véritable compétence d’auditeur se constitue chez les adolescents qui se traduit par une plus grande maîtrise des catégorisations et sous-catégorisations musicales ». (Chapitre « une génération numérique) : repenser nos cadre de classement ou d’indexation (tags, recommandations de pair à pair…).

Pour les bibliothèques, cela pose la question de la relation à l’objet physique (le CD) et a sa place au sein de collections encyclopédiques, organisées selon des classifications, indexées selon des répertoires d’autorités matières.

Cela impose l’idée de repenser l’offre documentaire et les modes d’accès aux contenus. Penser nos collections comme des réservoirs de contenus, penser à valoriser, à numériser-conserver les documents. (la loi ne nous est pas favorable à ce sujet : la fameuse numérisation à titre d’exception afin d’assurer les conditions de sa communication).

Le besoin croissant de prescription dans le domaine musical est une constante depuis quelques années : Internet ne répond pas aux attentes des publics (offre parcellaire, offre non pérenne…).

Cela nous impose de redéfinir notre rôle qui doit être celui de passeur, de prescripteur en allant là où les publics nous attendent : en animant les espaces ou à distance via la médiation numérique. « Si l’attrait du CD n’est plus suffisant pour faire venir le public emprunteur, l’attrait pour la musique sous toutes ses formes doit nous obliger à penser à tous les publics ». Médiatiser autrement la musique.

La richesse de ces collections pose les bases d’une réflexion autour de la médiation autour de ce véritable patrimoine sonore et de sa conservation / valorisation. Véritables niches musicales, les collections de CD des médiathèques restent « la meilleure manière de matérialiser dans nos locaux une offre musicale hybride c’est-à-dire mélangeant collections physiques et collections dématérialisées ».

Il ne suffit plus de juxtaposer les supports et de les prêter : leur mise en relation est essentielle et le travail de médiation le moyen pour arriver à ce que la bibliothèque (lieu non marchand) devienne le lieu d’une expression unique de la musique.

Ce modèle nouveau va s’imposer à l’ensemble des collections constituées en médiathèque (imprimés inclus cf liseuses et tablettes numérique)

En conclusion sur le Manifeste, je dirais que défendre la place de la musique en bibliothèque relève de la prise en compte des bouleversements sociaux, culturels et économiques qui traversent le champ culturel et plus largement nos sociétés par une profession soucieuse d’adapter les nouvelles formes de l’expression musicale issues de la culture digitale aux exigences du service public sans négliger les usages de tous les publics.

La gestion d’une bibliothèque musicale de demain :

Quelques pistes…

Proposer une offre hybride 

Le CD demeurera un produit attrayant pour plusieurs années encore et, à ce titre, il devrait constituer le noyau des collections audio.

La pérennité du CDs, comme celle du vinyle, est garantie, à terme, comme objet de niche, voir comme objet patrimonial. Dans ce cas, il est alors destiné à un fonds pour un public spécialisé et soucieux d’enrichir harmonieusement sa culture musicale.

Les publics qui fréquentent nos établissements nous identifient comme lieux de réservoir de contenus non marchand.

Il faut rappeler que les ventes numérique progressent mais de manière disparate entre pays. Seuls les Etats-Unis voient poindre une égalité des ventes entre supports physiques et numériques. En France, 70 % des ventes se fait encore par le physique !!!

http://www.chartsinfrance.net/actualite/news-76804.html

Faire cohabiter les ressources

Les ressources physiques et numériques sont appelées à cohabiter. Il faut mener une réflexion sur la meilleure façon de dynamiser les espaces et les collections (classement thématique ?).

Si les collections physiques demeurent (partitions, méthodes d’apprentissage, périodiques musicaux), il apparaît aussi vital de s’engager à donner accès à la musique téléchargeable et accessible en streaming.

Proposer rapidement une offre hybride et accepter de se voir « déposséder » (intégrer les usages du public dans le processus d’acquisition, de sélection ou de valorisation).

Numériser des collections

Obtenir du législateur ou des sociétés de gestion des droits l’exception de reproduction à des fins de valorisation pour les bibliothèques des collections sonores.

Production de contenus exclusifs réalisée par la captation vidéo d’événements en bibliothèque commence aussi à se pratiquer.

Développer une offre d’écoute légale en ligne

Inventer une offre inédite de streaming (sur le modèle de Calice 68)

http://calice68.mt.musicme.com/

Expérimenter autour de la musique libre

Les créateurs de musique libre rendent accessibles leurs contenus via des licences qu’ils peuvent gérer individuellement.

Les bibliothèques se doivent d’expérimenter l’usage autour des licences dites libres en les valorisant, en les recommandant. Elles contribueraient à faire connaître ses nouveaux usages autour de la création des œuvres.: Expérience autour des musiques libres et sous SACEM avec la borne Automazic à Gradignan.

http://www.acim.asso.fr/spip.php?article329

Ou bien encore « Ziklibrenbib » portail de musique libre :

http://ziklibrenbib.fr/?page_id=31

Soutenir la création locale

« Le développement de collections et la valorisation autour des musiques locales, parfois autoproduites, forgent l’identité d’une communauté et représente un projet territorial significatif » (Gilles Pierret). Mémoire musicale d’un territoire

Exemple de valorisation de la scène musicale en gironde : le GirondEmusicbox

http://www.girondemusicbox.fr/

Soutenir la pratique amateur. 

Sur le modèle des bibliothèques scandinaves il faudrait arriver à proposer une offre en direction des publics qui jouent de la musique (mise à disposition de logiciels de composition musicales assistée par ordinateur, de claviers, de lieux de répétition qui permettraient de s’adonner soit à la composition, soit de travailler un instrument en s’écoutant au casque).

Animer et Socialiser l’accès et les contenus musicaux 

On parle beaucoup de la bibliothèque comme troisième lieu musical.

Proposer des actions de valorisation et de médiation multiformes (« mediagraphies » en ligne par exemple, rencontres musicales en favorisant le partenariat, conférences) et surtout proposer des outils de partage et de découverte en favorisant l’échange sur les bases de l’affect, de la promotion, des commentaires, des critiques en phase avec les pratiques que l’on retrouve dans la culture digitale par exemple sur Internet. Mutualiser.

Pour plus d’informations :

http://www.acim.asso.fr/

http://www.bimudaq.acim.asso.fr/